LES CHRONIQUES IMPERTINENTES DE SYSSY

L'actualité passée au crible et commentée, des réponses toutes personnelles à des questions existentielles, les questions que personne ne se pose, des zooms sur la vie contemporaine et ses absurdités. La vie, quoi !

02 novembre 2010

418 pages de tribulations - à se procurer absolument

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Extrait 1

A n’en pas douter, les sites de rencontres ont certaines limites. Il va me falloir redoubler de vigilance et affiner encore ma stratégie que je croyais pourtant au point pour repousser hors de ma portée tout doryphore bien déterminé à venir me contaminer avec le mildiou, moi et ma candeur encore intacte malgré la noirceur de ce monde que je commence à entrevoir.

A fuir comme la peste, donc :

- Mec qui se la raconte sur son physique alors que y a jusqu’à sa mère qui le trouve moyen, moyen, même si elle ne lui dit pas. Ca reste sa mère, quand même, et quelque part, cette face de pet, c’est un peu de sa responsabilité. Alors, gaffe à l’auto proclamation « je suis un vrai canon », surtout en l’absence de photos. Parce qu’il faut garder présent à l’esprit que dans chaque canon, sommeille un boulet.

- Mec qui vous donne l’impression d’être super bien dans sa peau mais qui utilise des mots à caractère inquiétant, récurrents dans les chats, et dont il faut par conséquent vite se méfier : par exemple, « mon psychothérapeute m’a dit, la posologie de mon Lexomil est stabilisée, ma dernière crise d’angoisse remonte à plus de quarante huit heures. »

Plus globalement, tout ce qui peut laisser penser, que, de près ou de loin, il traverse une passe à vide, pour ne pas dire qu’il est en orbite autour de nulle part et erre dans un espace temps dont lui seul a la mesure, uniquement guidé par le petit vélo qui pédale tout seul dans sa tête malade.

- Mec qui se contredit toutes les deux phrases : je veux une histoire durable mais est ce que tu baises, j’ai envie d’aimer à nouveau mais est ce que tu baises, je suis fidèle mais est ce que tu baises à plus de deux ?

D’ici là, j’ai quand même un peu de répit avant de replonger dans le bouillon d’inculture du virtuel.

Extrait 2

 

 

 

Maintenant, me concernant, je suis parée à évoluer dans cette jungle. Même si ça relève d’une formation en milieu hostile au moins digne d’un commando de paras.

Oui, les obstacles existent ici, même si ce ne sont ni des filets auxquels s’accrocher, ni des marécages où l’on plonge avec ses vêtements, et son sac sur le dos, dans lequel se trouve fort à propos la serviette initialement faite pour se sécher, d’où l’intérêt.

Eh, oh, ne me la faites pas, les bidasses en folie, j’en connais qui ont suivi personnellement ce genre de stage et qui pourraient témoigner de la véracité de mon propos.

De toute façon, tout le monde s’accorde à dire que la guerre, ça ne sert à rien, donc pas bien utile de discutailler : se foutre à l’eau avec ses fringues et sa serviette, c’est con. Je me douche habillée, moi ?

Sur la toile, les épreuves consistent quant à elles, à rencontrer des mecs tous plus nazes les uns que les autres et à continuer à crapahuter quand même. Il s’agit donc bien, pour réduire le risque de rencards pathétiques, d’esquiver en amont les olibrius sociopathes, équipés d’un gland à tête chercheuse, planqués sous des airs affables.

Plumeusement votre,

Syssy

 

 

 


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